• .la rédac

Cette décennie sera la nôtre !

Mis à jour : mars 8



Il y a le feu à tous les étages, au sens propre comme au sens figuré. Une partie de notre planète brûle et le modèle sur lequel s’est développé notre civilisation se consume de plus en plus rapidement.


Par le productivisme, c’est à dire la recherche d’une production toujours plus importante, l’être humain a fait entrer la Terre dans une nouvelle époque géologique : l’anthropocène. Terme qui désigne l’époque actuelle de l’histoire de la Terre caractérisée par l’ensemble des événements géologiques qui se sont produits depuis que les activités humaines ont une incidence importante sur l’écosystème terrestre.


Notre empreinte écologique ne cesse de croître alors même que le niveau des ressources naturelles disponible par an, sur terre, ne cesse de s’effondrer. Vous l’aurez compris, d’importants délitements s’opèrent en ce moment même et risquent de s’intensifier rapidement si une redirection de notre modèle économique n’est pas rapidement pris.


Les effondrements en cours et à venir concernent l’ensemble du vivant et son habitat. Dès lors, l’organisation humaine et les nombreux systèmes économiques et sociaux dans lequel nous vivons, se retrouvent profondément bouleversés et sont eux même à remettre en cause.


Le capitalisme, par essence libéral et productiviste, fait des ravages. La sphère marchande, vorace, s’attaque à nos communs et nos solidarités collectives. Les ultra riches font sécession, les inégalités deviennent insupportables, et les pouvoirs qui défendent aujourd’hui les lois du profit n’hésitent plus à menacer nos libertés fondamentales, comme celui de la presse, et à réprimer avec violences les mobilisations sociales. Dans un monde fini, à cause de celles et ceux qui pensent que la croissance est infinie, la compétition entre les nations et les tensions géopolitiques s’exacerbent. Etats-Unis, Iran, Corée du Nord, Chine, Russie, les relations internationales tendues nous plongent dans une angoisse permanente.


A basculer continuellement d’une catastrophe à l’autre, difficile de se projeter dans un horizon neuf et émancipateur, de s’extraire de la morosité ambiante et du sentiment d’urgence permanente.


A mesure que s’impose à nos vies la fable du progrès technologique, de la croissance, et la morosité du quotidien, les sociabilités et le travail évoluent. De nombreux corps de métiers sont aujourd’hui menacés par l’automatisation, faisant planer le risque d’une explosion du chômage et de la précarité. Dans le même temps, de nouvelles formes d’emploi uberisés émergent : le travailleur est alors au service de l’algorithme et ne jouit d’aucune protection.


Nous incombe le défi de repenser la société et le travail à l’aune de ces mutations. Le combat que nous menons ne doit pas s’arrêter là.


Il est important bien sur, d’avoir à l’esprit les limites de notre monde et du risque auquel l’humanité est exposé, pour imaginer collectivement les réponses politiques à la hauteur des enjeux. Si il faut poursuivre la lutte, c’est pour la dignité du présent.


A la croisée de l’enfance et du monde parfois austère de l’adulte, la jeunesse jouit d’une imagination puissante et se dotent des outils suffisants pour comprendre le monde. Qui mieux que la jeunesse donc, pour inventer une nouvelle matrice politique sur laquelle puisse se développer une vision du monde à la fois d’intérêt individuel, sociétal et terrestre. Ni les promesses puantes de l’extrême droite, ni l’hypocrisie prédatrice des ultras-libéraux ne seront des réponses satisfaisantes aux délitements sociaux, démocratiques, et au péril climatique.


Alors 2020, début d’une décennie placée sous le signe du dépassement du capitalisme ? Il le faut.


L’avenir est à nous. Ne laissons pas les plus riches et leurs intérêts privés sceller notre destin. Balayons leurs privilèges afin de les empêcher d’imposer et d’ordonner pour redonner à chacun la puissance d’agir et la dignité.


La France et même l’Europe seules, ne parviendront pas à inverser le cours mondial des choses. Une nouvelle internationale doit voir le jour autour de la justice sociale et climatique. Les allié.e.s sont nombreuses et nombreux, à l’image de Bernie Sanders, bien placé pour remporter les primaires démocrates aux Etats Unis, ou encore de Pedro Sanchez qui dirige aujourd’hui l’Espagne avec Podemos. Ce début de décennie devra être partout, celui de la coalition des forces sociales et écologistes. En France, une candidature commune sera un impératif pour 2022. Les Jeunes Génération·s y travailleront sans relâche.


Alice Bosler et Grégoire Verrière

Coordinateur.trice.s nationaux des Jeunes Génération·s

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