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Déconfiné·e·s, libres et égaux

Mis à jour : juil. 27


On le sait, cela a été maintes et maintes fois répété : le confinement, la crise sociale et économique faisant suite à la crise sanitaire ont démontré de frappantes inégalités. On meurt davantage du Coronavirus si l’on réside en Seine-Saint-Denis que si on a la chance de pouvoir se confiner en sécurité dans sa villégiature de campagne. Quand on a seulement la chance de se confiner. Si cette opposition peut sembler caricaturale, le mal-logement ou l’absence de logement a rendu impossible ces 2 mois à nombre de nos concitoyen-ne-s.


Pourtant les violences, les discriminations, elles, contrairement à l’activité économique, n’ont pas connu cette pause générale. La violence envers les personnes LGBTI+, à l’aune du mois des fiertés, n’ont pas désempli. Les violences conjugales ont, elles, explosé de plus de 30%, de même que le sentiment de toute puissance des forces de l’ordre. La blessure accablante d’un jeune à Villeneuve la Garenne de la part d’un policier a ré-ouvert, en plein confinement, un débat sociétal fondamental sur les violences pratiquées par l’institution policière. Rester chez nous peut être nous aura fait prendre conscience du danger que pouvait représenter l’extérieur pour bon nombre de nos concitoyen-nes, au seul motif de leur couleur de peau.



Les réseaux sociaux ont été inondés par la vague « Black Lives matter », et encore « Blackout Tuesday », preuve d’une prise de conscience générale de ce problème systémique. Mais comment ne pas faire le parallèle entre la mort de George Floyd - s’inscrivant certes dans une tradition raciste américaine - et les violences policières en France, de plus en plus courantes, confortées par de récentes révélations de preuves tangibles de racisme au sein de l’institution policière ? Comment ne pas s’inquiéter de voir des policiers se rassembler de manière menaçante devant des lieux symboliques, comme le Bataclan ou une radio publique ?


Si le Gouvernement et le président de la République n’ont malheureusement pas eu le courage de se confronter à cette réalité, se cachant derrière le prétendu « séparatisme » des militant.e.s antiracistes, il est nécessaire que nous autres, jeunes de gauche et écologistes engagé.e.s pour l’égalité, prenions notre part dans ce combat nécessaire pour la justice et la paix. Sans silencier, ni nous taire, ni confisquer la parole des personnes victimes, nous serons à leur côté.



Alice Bosler et Grégoire Verrière,

Coordinateurs nationaux des Jeunes Génération·s



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