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La protection des mineurs

L’ordre juridique français prévoit de nombreux dispositifs pour protéger les mineurs. Du fait de leur dépendance à d’autres individus, ces derniers sont en effet particulièrement exposés aux dérives autoritaristes de leurs ayant droits. Pourtant, ces dispositions se relèvent souvent insuffisantes et ne permettent pas une protection satisfaisante des mineurs.



Quels sont les devoirs des parents vis à vis de leurs enfants ?



Les parents ont un devoir de protection et d’entretien de leur enfant (dans la mesure de leurs possibilités financières évidemment). Veiller à sa sécurité, le nourrir, l’héberger, l'habiller, le soigner, gérer son patrimoine jusqu'à ce qu'il soit en mesure de le faire seul mais aussi lui apporter les outils, et les connaissances nécessaires à la vie en communauté, sont des choses qui nous paraissent normales, logiques, presque induites. 
Pourtant on constate aujourd'hui que ce qui nous semble être une évidence, ne l'est pas pour tout le monde. A l'heure actuelle, 150 enfants sont juridiquement déclarés abandonnés chaque année en France et même si cela reste une minorité au regard des 120 000 enfants placés en foyers ou en famille d'accueil, il représente 150 enfants de trop. Les raisons de ces abandons ? Elles sont diverses, variées, chaque cas est différent mais aucun de ces cas ne doit être mis de côté. En parallèle de cela, certains mineurs subissent au quotidien des violences. Qu'elles soient physiques ou morales, elles ont toutes le même résultat : plonger le mineur dans un état de souffrance, de mutisme, mais également parfois dans une mécanique d'autodestruction.   



Qu’est ce qui régit les droits des mineurs ?



La question de la protection des mineurs relève d’un élément essentiel : le droit régalien. Des lois existent pour les protéger allant des plus générales comme la loi sur le harcèlement moral aux plus spécifiques comme la loi du 10 juillet 1989 ou loi Dorlhac relative à la prévention des mauvais traitements à l'égard des mineurs et à la protection de l'enfance. Ces lois doivent être pleinement appliquées ce qui actuellement n'est pas le cas, notamment concernant les violences sexuelles faites aux mineurs. Ces lois doivent également être protégées de toutes les menaces extrémistes qui pousseraient à les modifier en faveur du patriarcat et non en faveur de l'égalité des genres et des sexes. 
Ainsi, protéger les mineurs implique de faire appliquer véritablement les lois existantes, améliorer les lois en question, développer les moyens humains et financiers, mais surtout protéger les droits et les moyens qui nous sont déjà accordés. Améliorer les lois en permettant aux plus jeunes de pouvoir revendiquer leurs droits sans avoir le poids de l’autorité parentale ; rendre par exemple l'accès à l'émancipation plus simple en développant des fonds d'aide pour accompagner l'adolescent à réussir à atteindre le plus rapidement possible une autonomie financière suffisante. Développer les moyens humains et financiers notamment aux conseils départementaux qui, selon la loi Dorlhac sont missionnés de cette prise en charge. 



Aux urnes citoyen-ne-s !



La société a connaissance de ces pratiques inacceptables envers les mineurs : harcèlement moral et/ou physique, violences, attouchements, maltraitance, et j'en passe... Ces pratiques j'en ai connaissance, vous aussi, vos voisins, tout le monde, nous sommes tous la société et nous devons agir ensemble pour que les choses changent. Agir pour que les choses changent et protéger nos droits et les moyens qui nous sont accordés, c’est d’abord d'aller voter pour des idées en accord avec la protection des mineurs, c’est aussi manifester mais aussi si, nous citoyens, sommes élus il est de notre devoir de nous engager pour protéger et améliorer ces faits énoncés précédemment.



Louis Aubry


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