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Petite histoire des prides

Tout d'abord, un peu de vocabulaire. La communauté LGBTQIA+ désigne les personnes Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Trans, Queers, Intersexes et Asexuelles.>Entre autre les personnes non hétérosexuelles, non cisgenres et non dyadiques. La Pride ou La Marche des fiertés est une manifestation qui met en valeur cette communauté discriminée. Le mois de Juin, aussi appelé le mois des fiertés, est un mois où l'on célèbre les communautés LGBT+. Ce choix temporel n'est pas anodin pour une raison historique.


L’origine des marches des fiertés



28 Juin 1969

Un soir new yorkais, dans un petit bar appelé Stonewall Inn, des personnes homosexuelles et trans font la fête dans un monde opposé à leur orientation sexuelle où les descentes de police sont fréquentes. Ce soir là, les personnes sans carte d'identité et les personnes portant des vêtements "réservés" au genre opposé sont violentées puis arrêtées par les forces de l’ordre. L es policiers frappent notamment une femme du nom de Stormé De Larverie jusqu'au sang. Sylvia Rivera, Une femme transgenre, aurait riposté en premier face aux policiers. C ette nuit-là, les policiers arrêtent treize personnes après en avoir battu des dizaines. Les militants reviennent le soir qui suit et tous les autres soirs suivant afin de contester et dénoncer cette violence. Ils tendent leurs pancartes haut et crient fort : Gay power, Come out mais aussi Gay pride. Cet évènement fut l'étincelle qui déclencha les manifestations internationales appelées Prides.



28 Juin 1970


Un an plus tard, le Gay Liberation Front et le Gay Activists Alliance, deux organisations luttant pour l'égalité des sexualités, co-organisent la célébration du premier mois d'anniversaire des émeutes à travers une marche à New-York en mémoire des émeutes de Stonewall. Cette marche porte pour nom "La Christopher Street Liberation Parade". D'autres eurent également lieu à San Francisco et à Los Angeles. Une figure emblématique sort de ces marches : Brenda Howard, femme bisexuelle, connue comme "La Mère des fiertés".



29 Avril 1972


C'est deux ans plus tard que les prides arrivent en Europe, et plus précisément, en Allemagne. A Münster, 200 personnes personnes se réunissent pour marcher.


Les premières marches de fiertés en France


1er Mai 1971

C'est la date de la première marche pour la communauté LGBT+ en France. Des participants s'invitent au défilé annuel des syndicats malgré leur refus. Pour eux, c'est "une tradition étrangère à la classe ouvrière". Cette même année se créé la GLH, Groupe de Libération homosexuelle. Mais c'est en 1977 que la première manifestation indépendante a lieu à l'appel du MLF, Mouvement de Libération des femmes et de GHL.



4 Avril 1981


On considère cette date-ci comme la première vraie pride en France. 10 000 personnes ont manifesté à l'appel du CUARH, Comité d’Urgence Anti-Répression Homosexuelle, ce qui est pour l'époque un record, car s'accepter en tant que non-hétérosexuel reste difficle . L'ancien président français, François Mitterand, soutiendra ces mouvements en faisant cesser la discrimination législative vis-à-vis de leur majorité sexuelle. En effet, la majorité sexuelle pour une personne homosexuelle était fixée à 21 ans jusqu'en 1974 puis 18 ans, alors que pour les hétérosexuels, c'était 15 ans.



De 1986 à 1990


En ce temps là, les mouvements de manifestations existaient toujours mais étaient moins populaires. Les personnes étaient de moins en moins nombreuses passant de 10 000 à quelques milliers. Mais, révoltés face aux propos de Jean-Marie Le Pen vis-à-vis du SIDA et des homosexuels, les militants retournent dans la rue. La lutte contre le SIDA relance les manifestations.


1995

Cette année marque un tournant pour les marches des fiertés car beaucoup de villes françaises se mettent à en organiser à leur tour, avec un grand succès, avec 80 000 personnes pour Toulouse, Nantes et Montpellier.


1997


Paris accueille l'Europride, une Pride où tous les pays européens se retrouve dans une même ville à la même date. Cette fois-ci c'est 300 000 personnes européennes qui défilent dans les rues parisiennes.


Les marches des fiertés à travers le monde



Les Prides existent et continuent d'exister partout à travers le monde. Mais, malheureusement, dans certains pays, l'homosexualité reste discriminée, pénalisée, illégale, voire même punie de la peine de mort, notamment en Tchétchénie. C'est pourquoi, ce combat de l'égalité des sexualités nous devons le continuer jusqu'à ce qu'il n'y est plus de discriminations.



Pour tous les personnes LGBT+ violentées, blessées, mortes,


Pour tous les hétérosexuels qui se battent pour le droit des autres,


Pour tous les militants qui crient justice,


Pour toutes les personnes qui se sont battues, se battent et se batteront




Cléophée Fumery


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